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Digital-émois Intelligence Artificielle

IA : mon nouveau soutien produit

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Le machine learning permet d’extraire facilement et simplement un maximum d’insights de l’analyse big data et du web social pour créer de  la valeur. Cette agrégation de tout ce qui est dit sur la marque permet de mettre en évidence des insights et des tendances non détectable avec l’analyse humaine. Voici différentes applications concrètes d’assistance à la veille et conception des offres :

Veille sociale

Sur les réseaux sociaux, les contenus intégrant des images se généralisent et génèrent plus d’engagement qu’un simple texte ou qu’un lien. Face à cette vague de fond, la société Linkfluence, spécialisée dans le Social Listening, a intégré la reconnaissance d’images pour permettre aux marques d’avoir une analyse plus exhaustive des publications sociales qui les concernent. Cette technologie, basée sur le machine learning, permet aux marques de mieux appréhender leur présence sur le web et les usages qui sont faits de leurs produits. Grâce à l’analyse des images, les marques identifient plus facilement leurs influenceurs et ambassadeurs et en cas de crise elles peuvent ajuster leur action.

En complément de la reconnaissance d’image, le machine learning est capable depuis tout récemment, d’intégrer également une reconnaissance de la personnalité de l’internaute. Cette analyse de sentiment intègre des paramètres comme l’affect, l’humeur et l’émotion pour mieux l’intégrer à un scénario marketing.

Veille tarifaire

Autre activité que le machine learning simplifie grandement en permettant aux e-commerçants de suivre les prix de leurs concurrents.

Les marques ont besoin dans un contexte marché aussi compliqué que celui dans lequel elles opèrent actuellement, d’une stratégie de prix temps réel et contextualisé. Grâce à des algorithmes de matching les produits identiques d’un e-commerçant avec ceux de ses concurrents sont détectés et associés. Leurs prix sont alors mis sous surveillance quotidienne avec un système d’alertes pour permettre à la marque d’être réactive. C’est l’algorithme qui détermine par exemple la meilleure fréquence de suivi de chaque produit et chaque site.

En observant et analysant les variations de prix d’une marque concurrente le machine learning est capable d’anticiper les prochaines variations et d’en déduire la stratégie de prix de la marque. Un outil comme Profitero suit activement 450 millions de produits dans plus de 5000 sites de vente au détail, dans plus de 45 pays !

Positionnement tarifaire

Certains des outils de surveillance des tarifs vont jusqu’à intégrer la politique tarifaire interne et la politique commerciale. Ils croisent alors ces données avec celles de la concurrence pour produire des rapports de recommandation sur le positionnement prix à tenir. Ces super-assistants peuvent même gérer la mise à jour automatique des tarifs. Ainsi le système Amazon pilote plus de 2,5 millions changements de prix par jour [1] !

Recommandation produit

Les moteurs de recommandation produit sont déjà très développé et nous sommes nombreux à avoir déjà expérimenté la puissance des technologies de personnalisation, sans s’en rendre compte. C’est par exemple, la possibilité  de trouver un ancien collègue via la fonction « Personnes que vous connaissez peut-être » de LinkedIn. Ces moteurs de recommandation permettent d’anticiper de façon très précise les préférences des acheteurs via des algorithmes spécifiques utilisant des données historiques.

A l’image de la solution IBM Product Recommendations, ces moteurs de recommandation produit fournissent des recommandations d’achat personnalisés dynamiques sur les canaux Web, mobiles et email. Ils génèrent automatiquement des recommandations de produit sur la base des caractéristiques spécifiques d’un client, de ses achats antérieurs, de ses comportements d’achat actuels et passés, et de règles métier.

Le système utilise les données de comportement des visiteurs générées pendant chaque session, par exemple les termes de recherche entrés et les produits consultés et applique des algorithmes basés sur les tendances actuelles pour créer des recommandations de produits à la fois optimales, pertinentes et en quasi-temps réel.

Les moteurs peuvent aussi s’appuyer sur la reconnaissance visuelle. L’algorithme apprend alors de l’individu en l‘invitant à sélectionner les visuels le plus proche de son besoin. Le machine learning analyse les visuels des différents produits d’un site par exemple afin de proposer des produits visuellement similaires au produit source et cela en basant uniquement sur l’image, sans aucun attribut produit permettant définir une similarité. Cela permet par exemple au visiteur d’un site de disposer d’un aperçu plus large de la gamme d’offre disponible et de lui éviter de devoir visiter trop de pages pour trouver le produit qu’il cherche !

Le moteur de recommandation va devenir un incontournable dans le parcours client, du fait de la multitude de produit, mais surtout de cette exigence de réponse personnalisée.

Rédaction de fiches produit

Des solutions pour produire de façon automatisée le contenu des fiches produit en langage naturel sont désormais disponibles. LabSense par exemple, rédige à grande échelle et à une vitesse extrême des textes à partir de données Concrètement, un algorithme permet de comprendre et de structurer les datas des entreprises et de les interpréter ensuite en langage naturel de façon automatique et en temps réel.

LabSense travaille notamment pour des e-commerçants qui ont besoin de rédiger des fiches pour leurs centaines, voire milliers, de produits à partir de leurs caractéristiques. “Un client qui commercialise les offres de 300 000 hôtels dans le monde souhaitait une fiche unique pour chaque établissement. Une fois les paramétrages effectués, il a fallu une nuit de temps-machine pour rédiger les 300 000 fiches”[2]. Au-delà de l’aspect rédactionnel, les contenus rédigés sont optimisés pour gagner en visibilité sur Internet, grâce au SEO.

Les moteurs de recherche étant plus en plus exigeants concernant la qualité du contenu et le respect de la sémantique,  les algorithmes intègrent un champ sémantique. C’est en tout cas la promesse d’une plateforme de machine learning telle que Scribeur. Son algorithme innovant permet de réaliser un audit sur les meilleurs contenus indexés par Google, afin d’en extraire les mots-clés les plus pertinents et de  définir un environnement sémantique pertinent.

 

Le développement de ces solutions évoluant très rapidement et sans cesse, le but de cet article est d’illustrer des cas d’usage marketing. Ce propos n’est en rien exhaustif mais il permet simplement de prendre conscience de cette tendance de fond, et de l’arrivée irrémédiable de ces nouveaux assistants dans tous les domaines du  marketing… Retrouvez d’autres applications marketing [ici]

[1] Etude Profitero I Décembre 2014

[2] Edouard de Ménibus, Cofondateur de Lab Sense

 

Data et Techno Marketing Digital-émois

La loi de MarTech : faire avec !

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72% des marketeurs[1] estiment que le paysage de la technologie de marketing est en train de changer «rapidement» ou à la «vitesse de la lumière » au cours des 5 dernières années !

La technologie évolue plus vite que les organisations, c’est ce que l’on appelle la loi de Martech. Les technologies évoluent à un rythme exponentiel, alors que les organisations se transforment à un rythme logarithmique. Les entreprises n’évoluent pas assez vite par rapport au marché (clients et concurrents) et leur retard s’accentue à mesure que les innovations technologiques font évoluer les usages.

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Data et Techno Marketing Digital-émois

Marketing prédictif : mon avenir en data

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“Oubliez tout ce que vous avez appris sur le marketing ! »

Ce titre évocateur du Harvard Business Revue date déjà de juin 2015.  Le data-driven transforme la façon de faire du marketing (cf  l’article : le data-driven marketing pour penser client), mais le plus impressionnant encore reste à venir. Le data-driven marketing va entrer dans une nouvelle ère encore plus extraordinaire : celle du Marketing prédictif.

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Digital-émois Nouveautés métier

Marketing : il est temps de changer !

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La fonction marketing connaît des mutations profondes sous l’influence du développement du web et des technologies.

En prenant un peu de recul, on constate à quel point l’écosystème Marketing est transformé. Les éléments du mix ont évolué, les leviers marketing sont différents, les supports ne sont plus les mêmes, l’inexorable montée en puissance des MarTech met à disposition de nouveaux moyens et les outils… Mais au-delà de toutes ces évolutions, il en une déterminante : celle des usages et des attentes du client.

Un client devenu partenaire

Tout a changé depuis que les consommateurs ont un accès quasi universel et immédiat aux marques, depuis qu’ils peuvent évaluer les produits et partager sans limite leurs avis. Les consommateurs s’invitent désormais au sein des entreprises.

Le client est promu au rang de partenaire, voire considéré comme une extension de la direction marketing. Le consommateur change, le marketing aussi. Il passe résolument d’un ‘market to’ à un ‘market with’.

La digitalisation du métier ne change pas les règles fondamentales du Marketing. Tout ce qu’un marketeur entreprend commence et finit avec le client.  En revanche, les possibilités et les attentes en termes d’expérience client ne cessent de croître et  les outils marketing explosent. Si les fondamentaux restent les mêmes, les pratiques sont impérativement à faire évoluer.

Concrètement, c’est un marketing avec les moyens de l’ère digitale; où les études sont remplacées par les données, où le marketing mix est substitué par la maîtrise du parcours client et dont les principales activités s’appuient sur de nouvelles technologies toutes en lien avec la data. Le marketing dispose d’ailleurs aujourd’hui de l’éventail de solutions logicielles le plus vaste jamais observé dans l’histoire de l’informatique. Cette tendance place le marketing à la croisée entre son propre champ d’action et celui des technologies de l’information.

De la techno et des données

Le marketing est désormais riche d’outils, mais son véritable pétrole est le flux continu de data dont il peut aujourd’hui disposer. Pour qui sait exploiter ces données, c’est la nature même du marketing qui évolue.

L’accès aux données place la connaissance client au cœur de chacune des décisions et des actions marketing. La data est partout, à toutes les étapes du parcours d’achat, traçant de manière systématique et constante les moindres comportements d’un consommateur, à la fois dans ses usages mais aussi, et surtout, dans ses rapports aux messages qui lui sont adressés. La data transforme totalement les stratégies marketing et remet en cause le traditionnel marketing au profit du très prometteur « data-driven marketing » : le marketing piloté par les données.

Le marketing devient une discipline bien rodée, axée sur les données, en s’appuyant sur la technologie dans chacune de ses activités, de l’analyse du sentiment du client à l’évaluation de l’efficacité des campagnes.

Ces technologies – à travers l’explosion des algorithmes –  permettent déjà de faire du marketing prédictif et de l’hyper personnalisation. Le marketeur est sur ce point seulement au camp de base de son voyage : la route sera encore très longue… avec l’incroyable croissance des volumes de données qui pourront être agrégés, analysés par de l’intelligence artificielle toujours plus performante.

La capacité d’analyse se développe quotidiennement. L’Intelligence Artificielle sera une pratique courante dans l’univers du marketing, cela ne laisse aucun doute. Les perspectives sont larges en particulier pour proposer des expériences clients toujours plus riches. Les marketeurs doivent s’y attendre et s’adapter en conséquence en se formant aux emplois de demain… Ils doivent s’approprier la machine pour pouvoir demain composer avec elle.

L’intelligence artificielle offre la possibilité de passer d’un marketing mécanique à un marketing de qualité. La puissance du marketing va en être décuplée, il faudra alors travailler autrement et revoir les pratiques : toute une profession à réinventer – encore une fois !

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Une profession à ré-inventer

Le marketing est plus ouvert et influent qu’il ne l’était auparavant, dans le sens où il porte – à travers la maîtrise des données et des outils – la connaissance client. Les marketeurs doivent pour cela, coopérer davantage avec les équipes technologiques, être plus dynamiques et agiles, avoir la volonté de se remettre en question, être capables de mixer les facteurs émotionnels et irrationnels avec des approches plus scientifiques et mathématiques. Entre créativité, analytique, algorithme et ROI, les marketeurs doivent représenter et défendre l’expérience consommateur. ‘Il n’y a plus de marketing digital, mais du marketing pour des clients digitaux’.

L’homme de marketing doit faire preuve d’une grande intelligence transverse pour travailler tant avec l’IT qu’avec la relation client et les équipes commerciales. Un management repensé, l’intégration de nouvelles méthodes et la capacité à s’entourer d’expertises techniques et complémentaires, en sont les clés.

Le nouveau marketeur mélange habillement marketing, relation client, IT et commercial. La morale de l’histoire : le marketing étend son emprise avec inbound sales à l’activité commerciale, repose sur le pétrole des datas et un outillage IT fort, tout en conservant sa raison d’être : tout vers le client !

Des compétences à développer

Pour exister dans ce contexte, il faut au marketeur combiner quelques ingrédients essentiels : curiosité, capacité à innover et à anticiper les tendances, audace, ouverture sur l’extérieur, passion, agilité, recherche constante de performance. L’une des recettes de la longévité sur la fonction réside dans la capacité à écouter, à rester en veille sur les nouveautés, à appréhender les mutations, à apprivoiser les outils, à pratiquer soi-même. Il faut pouvoir comprendre les évolutions pour anticiper les changements.

Le plus important ? Privilégier l’aptitude sur l’attitude. Plus que de nouvelles compétences (designers, data scientists, spécialistes en technologie, marTech,…), les directions marketing doivent recruter et fidéliser des talents capables de s’adapter continuellement dans un monde où l’hyper-adoption technologique (réalité virtuelle, bots, Internet des objets…) va s’accélérer encore.

Les compétences ne se possèdent plus, elles s’inventent et se construisent à travers la pratique et l’expérience de chacun.

Le bon marketeur n’excelle pas ses missions, il n’est pas le plus compétent, mais il sait évoluer dans un environnement inconnu, imprévisible et constamment en mouvement. Il n’a pas besoin d’avoir des missions et des compétences définies, au contraire il sait être multi-casquettes et réinventer son métier dont les contours n’existeront plus. Il sait également ne pas se mettre de limite dans sa façon d’appréhender les choses.

Le marketeur doit être capable d’adaptation, de transversalité, et d’avancer sans barrière, aucune. C’est une population hybride, agile.  C’est en fait une population capable d’entreprendre dans l’entreprise.

Place aux intrapreneurs !

Coup de coeur Digital-émois

Désobéir, c’est réfléchir : n’est-ce pas les marketers ?

 

Emmanuel DIAZ, militant de l’insurrection en entreprise

Un matin, tu tombes sur une vidéo et c’est la révélation.

Réfléchir, c’est désobéir : c’est donc cela ….

A une époque ou le marché était prévisible, le travail  en entreprise l’était également. Les collaborateurs savaient ce qu’ils avaient à faire, on maitrisait le livrable et sa dead line. Dans ce contexte là, les entreprises ont développé des processus, des méthodes orientées sur la performance, la cadence et la qualité. Le role du collaborateur est alors de délivrer vite avec peu de réflexion.

Oui, mais ça c’était avant.

Dans un monde devenu imprévisible, où il faut sans cesse inventer, où il faut challenger les statu quo, où le marketing doit se projeter pour imaginer les nouvelles pratiques des consommateurs, les nouvelles habitudes de consommation …. suivre les processus n’a plus beaucoup d’intérêt. Il faut laisser les collaborateurs à potentiel secouer l’organisation.

Globalement dans les entreprises le potentiel d’insurrection est très mal utilisé. L’organisation l’étouffe et ne le laisse pas s’exprimer. Pourtant a priori c’est pour cette capacité d’insurrection, que les profils à potentiel sont recrutés : réfléchir, c’est déjà désobéir.

Pour qu’un marketing soit inventif, créatif, en phase avec l’évolution permanente de son marché et répondre aux nouveaux comportements de ses consommateurs : il doit désobéir !

Une fois le cadre global donné, la vision posée et partagée, il faut pour ce qui relève de la stratégie, de la tactique et des opérations, laisser les collaborateurs prendre des initiatives et sortir des process. Si l’entreprise n’est pas prête à cette part de défiance, il est préférable pour elle de s’entourer de personnes dépourvues de capacité de réflexion ! ‘Recruter des imbéciles coute beaucoup moins cher, encore que certaines entreprises sont entourées d’imbéciles qui coutent chers !’ Emmanuel DIAZ

Il faut cesser l’infantilisation des équipes, il faut recruter des collaborateurs pour ce qu’ils sont capables de casser dans l’entreprise,  pour leur capacité à déranger et ensuite les juger sur les résultats et sur leur capacité à fédérer !

 

Data et Techno Marketing Digital-émois

Le data driven marketing pour penser client

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Penser client, c’est être capable de reconnaître l’individu à toutes les étapes de son parcours d’achat, dans toutes ses interactions avec la marque. Pour cela les directions marketing font face à un afflux d’informations sur le comportement des prospects.

L’objectif des directions marketing est de reconstituer les parcours clients pour identifier les actions à mener et préciser à quel moment, sur quel support, auprès de quelle personne intervenir.

Ainsi, l’ajustement de la stratégie marketing dépend directement de la capacité des marketeurs à structurer et analyser ces données en amont grâce à de nouveaux moyens. Cette démarche centrée sur la data client  est appelée data-driven marketing.

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Digital-émois Nouveautés métier

Marketeur au bois dormant

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Mutation de la fonction marketeur

Le marketing connaît des mutations profondes sous l’influence du développement du web et des technologies.En prenant un peu de recul, on constate à quel point l’écosystème Marketing est transformé. Les éléments du mix ont évolué, les leviers marketing sont différents, les supports ne sont plus les mêmes, l’inexorable montée en puissance des MarTech met à disposition de nouveaux moyens et les outils… Mais au-delà de toutes ces évolutions, il en une déterminante : celle des usages et des attentes du client.

Prise de pouvoir du client

Tout a changé depuis que les consommateurs ont un accès quasi universel et immédiat aux marques, depuis qu’ils peuvent évaluer les produits et partager sans limite leurs avis. Les consommateurs s’invitent désormais au sein des entreprises.

Le client est promu au rang de partenaire, voire considéré comme une extension de la direction marketing. Le consommateur change, le marketing aussi. Il passe résolument d’un ‘market to’ à un ‘market with’.

La digitalisation du métier ne change pas les règles fondamentales du Marketing. Tout ce qu’un marketeur entreprend commence et finit avec le client.  En revanche, les possibilités et les attentes en termes d’expérience client ne cessent de croître et  les outils marketing explosent. Si les fondamentaux restent les mêmes, les pratiques sont impérativement à faire évoluer.

Un marketeur à l’ère digitale

Concrètement, c’est un marketing avec les moyens de l’ère digitale; où les études sont remplacées par les données, où le marketing mix est substitué par la maîtrise du parcours client et dont les principales activités s’appuient sur de nouvelles technologies toutes en lien avec la data. Le marketing dispose d’ailleurs aujourd’hui de l’éventail de solutions logicielles le plus vaste jamais observé dans l’histoire de l’informatique. Cette tendance place le marketing à la croisée entre son propre champ d’action et celui des technologies de l’information.

Le marketing est désormais riche d’outils, mais son véritable pétrole est le flux continu de data dont il peut aujourd’hui disposer. Pour qui sait exploiter ces données, c’est la nature même du marketing qui évolue.

digital emois etiquette 1L’accès aux données place la connaissance client au cœur de chacune des décisions et des actions marketing. La data est partout, à toutes les étapes du parcours d’achat, traçant de manière systématique et constante les moindres comportements d’un consommateur, à la fois dans ses usages mais aussi, et surtout, dans ses rapports aux messages qui lui sont adressés. La data transforme totalement les stratégies marketing et remet en cause le traditionnel marketing au profit du très prometteur « data-driven marketing » : le marketing piloté par les données.

Le marketing devient une discipline bien rodée, axée sur les données, en s’appuyant sur la technologie dans chacune de ses activités, de l’analyse du sentiment du client à l’évaluation de l’efficacité des campagnes.

Ces technologies – à travers l’explosion des algorithmes –  permettent déjà de faire du marketing prédictif et de l’hyper personnalisation. Le marketeur est sur ce point seulement au camp de base de son voyage : la route sera encore très longue… avec l’incroyable croissance des volumes de données qui pourront être agrégés, analysés par de l’intelligence artificielle toujours plus performante.

La capacité d’analyse se développe quotidiennement. L’Intelligence Artificielle sera une pratique courante dans l’univers du marketing, cela ne laisse aucun doute. Les perspectives sont larges en particulier pour proposer des expériences clients toujours plus riches. Les marketeurs doivent s’y attendre et s’adapter en conséquence en se formant aux emplois de demain… Ils doivent s’approprier la machine pour pouvoir demain composer avec elle. L’intelligence artificielle offre la possibilité de passer d’un marketing mécanique à un marketing de qualité. La puissance du marketing va en être décuplée, il faudra alors travailler autrement et revoir les pratiques : toute une profession à réinventer – encore une fois !

Le marketing est plus ouvert et influent qu’il ne l’était auparavant, dans le sens où il porte – à travers la maîtrise des données et des outils – la connaissance client. Les marketeurs doivent pour cela, coopérer davantage avec les équipes technologiques, être plus dynamiques et agiles, avoir la volonté de se remettre en question, être capables de mixer les facteurs émotionnels et irrationnels avec des approches plus scientifiques et mathématiques. Entre créativité, analytique, algorithme et ROI, les marketeurs doivent représenter et défendre l’expérience consommateur. ‘Il n’y a plus de marketing digital, mais du marketing pour des clients digitaux’.

L’homme de marketing doit faire preuve d’une grande intelligence transverse pour travailler tant avec l’IT qu’avec la relation client et les équipes commerciales. Un management repensé, l’intégration de nouvelles méthodes et la capacité à s’entourer d’expertises techniques et complémentaires, en sont les clés.

Le nouveau marketeur mélange habillement marketing, relation client, IT et commercial. La morale de l’histoire : le marketing étend son emprise avec inbound sales à l’activité commerciale, repose sur le pétrole des datas et un outillage IT fort, tout en conservant sa raison d’être : tout vers le client !

La recette de la longévité ?

Pour exister dans ce contexte, il faut au marketeur combiner quelques ingrédients essentiels : curiosité, capacité à innover et à anticiper les tendances, audace, ouverture sur l’extérieur, passion, agilité, recherche constante de performance. L’une des recettes de la longévité sur la fonction réside dans la capacité à écouter, à rester en veille sur les nouveautés, à appréhender les mutations, à apprivoiser les outils, à pratiquer soi-même. Il faut pouvoir comprendre les évolutions pour anticiper les changements.digital-emois.fr

Le plus important ? Privilégier l’aptitude sur l’attitude. Plus que de nouvelles compétences (designers, data scientists, spécialistes en technologie, marTech,…), les directions marketing doivent recruter et fidéliser des talents capables de s’adapter continuellement dans un monde où l’hyper-adoption technologique (réalité virtuelle, bots, Internet des objets…) va s’accélérer encore.

Les compétences ne se possèdent plus, elles s’inventent et se construisent à travers la pratique et l’expérience de chacun.

Le bon marketeur n’excell
e pas ses missions, il n’est pas le plus compétent, mais il sait évoluer dans un environnement inconnu, imprévisible et constamment en mouvement. Il n’a pas besoin d’avoir des missions et des compétences définies, au contraire il sait être multi-casquettes et réinventer son métier dont les contours n’existeront plus. Il sait également ne pas se mettre de limite dans sa façon d’appréhender les choses.

Le marketeur doit être capable d’adaptation, de transversalité, et d’avancer sans barrière, aucune. C’est une population hybride, agile.

C’est en fait une population capable d’entreprendre dans l’entreprise. Place aux intrapreneurs !

Regard d'experts

Emmanuelle Duez – Et si les quadra avaient peur de ne plus être jeunes

Les quadra : aigreur et peur de la jeunesse ou peur de ne plus être jeune ?

« Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible… ». [Hésiode – en 720 avant J.C)]

Rien de nouveau dans les relations compliquées entre les générations !

Intervention de Emmanuelle DUEZ – Positive Economy Forum – Le Havre 2015

Quelles sont les caractéristiques de la génération Y ?

La  génération Y est bien différente de la précédente, c’est la première génération :

  • mondiale : pour les Y, la terre est plate, il n’y plus aucune frontière;
  • de cette importance : 50% de la population a moins de 30 ans, alors qu’on l’aime ou pas, cette génération imposera sa vision; 
  • post-modern : les Y sont une ‘génération d’héritiers sans héritage’ (Kofi Annan) qui devra inventer de nouveaux modèles;
  • du numérique et du savoir : les Y ont un cerveau dans la poche de jean !  Cet accès au savoir change totalement leur rapport à l’autorité, à la hiérarchie et à la société.

En entreprise, le sujet Y fait des étincelles : quand l’agile rencontre l’inerte. Les Y se cognent la tête à des modèles de leadership, de management, des  systèmes organisationnel qu’il ne comprennent pas, qu’ils ne reconnaissent pas. Dans ce contexte, ils font le choix de quitter l’entreprise. Ils ont même inventé des concours de job-out ! Impensable pour un quadra bien installé dans son CDI !

Cette jeunesse rêve d’un autrement, elle porte un regard sur l’entreprise différent. Elle fait un pari de faire passer le pourquoi avant le comment, la flexibilité avant le sécurité, l’exemplarité avant le statutaire.

Et la génération Z, terrassera-t-elle les Y ? Quel rapport à l’entreprise les Z développent-ils ?

A la question que représente l’entreprise pour vous, les Z répondent : elle est dure, cruelle, c’est une jungle.

Cette vision, ils la tiennent de leurs parents, ces quadra qui, selon eux,  subissent l’entreprise comme un sacrifice : ‘ils perdent leur vie à  la gagner !’

En réaction, ils ne veulent plus intégrer le monde de l’entreprise, ils veulent pour la moitié d’entre eux , être entrepreneur. Entreprendre pour être son propre patron, c’est se prendre en main. 

L’évolution du rapport des générations successives à l’entreprise se résume ainsi :

  • Pour les générations précédentes, l’entreprise était un royaume, elle faisait l’honneur au salarié de lui donner un emploi,  
  • Avec les Y, le rapport à l’entreprise change. Le Y négocie, il deale, le rapport devient gagnant/gagnant.
  • Avec les Z, le rapport est rompu. Le Z est son propre boss. Il sait qu’il devra occuper plus 13 jobs différents au cours de sa vie active et que ces emplois de demain n’existent par encore aujourd’hui, alors il remet même cause l’intérêt de se former. Se former à quoi, avec qui ? A quoi sert un diplôme alors que les disciplines n’existent pas encore, à quoi servent les écoles ? Qui peut m’apprendre ? Moi, Z je serai le boss de ma propre formation, de mon savoir. Il veut et va dessiner seul son propre parcours d’apprentissage…

Un salut  pour l’entreprise : devenir un levier de la connaissance avec une mise à niveau, une ouverture et une agilité à repenser ses modèles, ses références et son savoir.

A quand l’entreprise apprenante ?

Brèves d'actu

Transformation digitale: Quel impact sur les métiers marketing ?

Les évolutions technologiques bouleversent profondément les métiers marketing d’aujourd’hui. Dataminer, growth hacker ou UX designer…  autant de fonctions nouvelles qui illustrent cette évolution rapide du secteurL’Interactive Advertising Bureau France (IAB France) présente les résultats du deuxième baromètre sur les métiers et les compétences de la transition digitale dans le secteur du marketing et de la communication.

Elle s’adresse aux jeunes diplômés, aux cadres en activité, aux RH mais aussi aux managers métiers et aux organismes de formation.

Synthèse de l’étude et infographie : ici 

Sourced through Scoop.it from: linkis.com