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Digital-émois Intelligence Artificielle

Machine Learning : tu ne m’avaleras pas

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Intelligence artificielle, deep learning, robotisation du monde…

Une révolution en marche

Les machines s’introduisent dans notre vie quotidienne et les consommateurs sont déjà exposés quotidiennement à l’Intelligence Artificielle.

Google l’utilise pour compléter ses requêtes de recherche par la saisie semi-automatique, Facebook et Amazon utilisent des algorithmes prédictifs pour formuler des recommandations basées sur l’historique de lecture ou d’achat de l’utilisateur.

On observe la multiplication des assistants virtuels dans les systèmes d’exploitation des smartphones et les japonais vivent déjà avec  Pepper, un robot humanoïde capable d’identifier l’humeur des clients et de reconnaître leurs visages…

C’est une évidence, la prochaine génération de consommateurs aura grandi avec ces technologies numériques et exigera des marques qu’elles anticipent ses besoins et apportent des réponses instantanées et personnalisées. Les marques doivent donc se préparer et en particulier leurs marketeurs.

“Les technologies, l’automatisation et l’intelligence artificielle nous placent à l’aube de la quatrième révolution industrielle »[1].

Le marketing révolutionné ?

Pour le marketing, le machine learning va plus loin que la simple utilisation de données pour mieux cibler. Les algorithmes de machine learning peuvent apprendre des réponses, des comportements des clients ou prospects.

Il devient alors un assistant, un complément d’analyse, un bras droit précieux du marketeur indispensable à ses activités. Le Marketing et la connaissance client doivent capitaliser sur toutes ces nouvelles possibilités.

Le machine learning transporte le marketing traditionnel dans l’ère du  marketing dynamique. Dorénavant, le marketeur agit et communique en comprenant l’environnement des clients et leur état émotionnel.  Il permet d’identifier quels sont les moments adéquats pour convertir et donne les moyens d’atteindre le consommateur au meilleur moment : où qu’il se trouve, sur n’importe quel canal web ou physique avec un produit unique et  un prix contextualisé.

Si le digital a bouleversé le marketing, y compris dans la pratique même du métier, c’est au tour du machine learning de transformer le métier de marketeur pour sans doute mieux le révolutionner ?

Des marketeurs un peu perdus

Les marketeurs sont face à une dure réalité : s’ils ne s’adaptent pas aux nouveaux usages et ne proposent pas d’expériences suffisamment personnalisées à leurs clients d’autres le feront….

Entrer dans une logique de prédictibilité est la clé du succès car elle permet de se focaliser sur l’anticipation et la vision plutôt que sur résolution de problèmes. C’est véritable changement de paradigme pour le marketeur : il va anticiper et prédire le succès d’une campagne plutôt que de l’analyser a posteriori.

Et c’est bien là toute la différence qui crée la disruption : pouvoir affiner en temps réel et selon la bonne méthode les campagnes marketing grâce à des algorithmes créés à partir de ce que l’on sait sur ses clients.

Les possibilités offertes par le Machine Learning sont infinies … Des données illimitées, un apprentissage machine et une puissance de calcul décuplée vont bientôt rendre omniprésente l’intelligence artificielle. Si jusqu’à présent les technologies sont restées cantonnées à des sujets très techniques comme la data, l’automation marketing… l’avènement annoncé de l’intelligence artificielle va venir bousculer les marketeurs au cœur même de leur savoir-faire.

Déjà que les marketeurs souffraient d’un déficit de compétences pour s’approprier les technologies marketing et l’exploitation des data … Si l’optimisation de leurs activités est délégué à une machine, peut-on imaginer que les marketeurs soient demain des robots ?

[1] Affirmation tirée du dernier Forum économique mondial-Davos – début 2016

Data et Techno Marketing Digital-émois Regard d'experts

Le couple DSI / Marketing : je t’aime moi non plus

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La logique du rapprochement Marketing-DSI est assez évidente. Pour beaucoup d’entreprises la transformation digitale tourne autour du digital pour le client : le choix du binôme s’impose de lui-même et d’ailleurs ils se sont trouvés naturellement. Pourtant, les relations DSI – Marketing sont souvent un peu tumultueuses.

‘Je vais être un peu caricatural mais le marketeur aime ce qui est nouveau et a besoin d’aller très vite alors que l’IT a un côté lourd, lent et cher.’ Michel Mariet, Président du CMIT (Club des Directeurs Marketing et Communication des TIC).

Voyons comment sauver ce couple.

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Data et Techno Marketing Digital-émois

La loi de MarTech : faire avec !

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72% des marketeurs[1] estiment que le paysage de la technologie de marketing est en train de changer «rapidement» ou à la «vitesse de la lumière » au cours des 5 dernières années !

La technologie évolue plus vite que les organisations, c’est ce que l’on appelle la loi de Martech. Les technologies évoluent à un rythme exponentiel, alors que les organisations se transforment à un rythme logarithmique. Les entreprises n’évoluent pas assez vite par rapport au marché (clients et concurrents) et leur retard s’accentue à mesure que les innovations technologiques font évoluer les usages.

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Data et Techno Marketing Digital-émois

Marketeurs condamnés à la techno

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Les marketeurs de toutes générations sont pleinement conscients de la nécessité de faire évoluer leurs modèles marketing, sous la pression du nouveau consommateur connecté. Le rapprochement entre marketing et technologies n’est déjà plus une tendance. C’est une évolution concrète du secteur.

D’abord parce que le marketing devient petit à petit le référent «front office client», ses choix techniques impactant directement l’expérience client. Ensuite, du fait de la monétisation des données et des audiences, cette nouvelle source de ROI, le pousse vers le statut de centre de revenus.

Au-delà d’être bousculé dans ses fondations, le marketing se voit surtout et avant tout enrichi d’un nouveau P, celui de Plateforme. Plateforme, pour plateforme marketing, plateforme technologique. Ce P vient marquer le rôle de plus en plus structurant des technologies dans la les fonctions marketing.

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Digital-émois Nouveautés métier

Marketeur : un vrai métier

Ah,  marketeur : un vrai métier

Un soupçon de jargon mais il faut bien avouer que c’est technique notre métier ! Et oui, il en faut des brainstorm, des kick off,  des plans strat, des persona et des bench pour arriver à une bonne reco.

« Donc en fait avec Ludo on a fait une conf call à propos du produit hein, et on a fait toute une reco pour bien qu’on trouve l’axe market’. »

Heureusement, on est vraiment ‘client centric‘, parcours clients et engagement à 360° … enfin presque !

 

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Marketing prédictif : mon avenir en data

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“Oubliez tout ce que vous avez appris sur le marketing ! »

Ce titre évocateur du Harvard Business Revue date déjà de juin 2015.  Le data-driven transforme la façon de faire du marketing (cf  l’article : le data-driven marketing pour penser client), mais le plus impressionnant encore reste à venir. Le data-driven marketing va entrer dans une nouvelle ère encore plus extraordinaire : celle du Marketing prédictif.

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Digital-émois Nouveautés métier

Marketing : il est temps de changer !

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La fonction marketing connaît des mutations profondes sous l’influence du développement du web et des technologies.

En prenant un peu de recul, on constate à quel point l’écosystème Marketing est transformé. Les éléments du mix ont évolué, les leviers marketing sont différents, les supports ne sont plus les mêmes, l’inexorable montée en puissance des MarTech met à disposition de nouveaux moyens et les outils… Mais au-delà de toutes ces évolutions, il en une déterminante : celle des usages et des attentes du client.

Un client devenu partenaire

Tout a changé depuis que les consommateurs ont un accès quasi universel et immédiat aux marques, depuis qu’ils peuvent évaluer les produits et partager sans limite leurs avis. Les consommateurs s’invitent désormais au sein des entreprises.

Le client est promu au rang de partenaire, voire considéré comme une extension de la direction marketing. Le consommateur change, le marketing aussi. Il passe résolument d’un ‘market to’ à un ‘market with’.

La digitalisation du métier ne change pas les règles fondamentales du Marketing. Tout ce qu’un marketeur entreprend commence et finit avec le client.  En revanche, les possibilités et les attentes en termes d’expérience client ne cessent de croître et  les outils marketing explosent. Si les fondamentaux restent les mêmes, les pratiques sont impérativement à faire évoluer.

Concrètement, c’est un marketing avec les moyens de l’ère digitale; où les études sont remplacées par les données, où le marketing mix est substitué par la maîtrise du parcours client et dont les principales activités s’appuient sur de nouvelles technologies toutes en lien avec la data. Le marketing dispose d’ailleurs aujourd’hui de l’éventail de solutions logicielles le plus vaste jamais observé dans l’histoire de l’informatique. Cette tendance place le marketing à la croisée entre son propre champ d’action et celui des technologies de l’information.

De la techno et des données

Le marketing est désormais riche d’outils, mais son véritable pétrole est le flux continu de data dont il peut aujourd’hui disposer. Pour qui sait exploiter ces données, c’est la nature même du marketing qui évolue.

L’accès aux données place la connaissance client au cœur de chacune des décisions et des actions marketing. La data est partout, à toutes les étapes du parcours d’achat, traçant de manière systématique et constante les moindres comportements d’un consommateur, à la fois dans ses usages mais aussi, et surtout, dans ses rapports aux messages qui lui sont adressés. La data transforme totalement les stratégies marketing et remet en cause le traditionnel marketing au profit du très prometteur « data-driven marketing » : le marketing piloté par les données.

Le marketing devient une discipline bien rodée, axée sur les données, en s’appuyant sur la technologie dans chacune de ses activités, de l’analyse du sentiment du client à l’évaluation de l’efficacité des campagnes.

Ces technologies – à travers l’explosion des algorithmes –  permettent déjà de faire du marketing prédictif et de l’hyper personnalisation. Le marketeur est sur ce point seulement au camp de base de son voyage : la route sera encore très longue… avec l’incroyable croissance des volumes de données qui pourront être agrégés, analysés par de l’intelligence artificielle toujours plus performante.

La capacité d’analyse se développe quotidiennement. L’Intelligence Artificielle sera une pratique courante dans l’univers du marketing, cela ne laisse aucun doute. Les perspectives sont larges en particulier pour proposer des expériences clients toujours plus riches. Les marketeurs doivent s’y attendre et s’adapter en conséquence en se formant aux emplois de demain… Ils doivent s’approprier la machine pour pouvoir demain composer avec elle.

L’intelligence artificielle offre la possibilité de passer d’un marketing mécanique à un marketing de qualité. La puissance du marketing va en être décuplée, il faudra alors travailler autrement et revoir les pratiques : toute une profession à réinventer – encore une fois !

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Une profession à ré-inventer

Le marketing est plus ouvert et influent qu’il ne l’était auparavant, dans le sens où il porte – à travers la maîtrise des données et des outils – la connaissance client. Les marketeurs doivent pour cela, coopérer davantage avec les équipes technologiques, être plus dynamiques et agiles, avoir la volonté de se remettre en question, être capables de mixer les facteurs émotionnels et irrationnels avec des approches plus scientifiques et mathématiques. Entre créativité, analytique, algorithme et ROI, les marketeurs doivent représenter et défendre l’expérience consommateur. ‘Il n’y a plus de marketing digital, mais du marketing pour des clients digitaux’.

L’homme de marketing doit faire preuve d’une grande intelligence transverse pour travailler tant avec l’IT qu’avec la relation client et les équipes commerciales. Un management repensé, l’intégration de nouvelles méthodes et la capacité à s’entourer d’expertises techniques et complémentaires, en sont les clés.

Le nouveau marketeur mélange habillement marketing, relation client, IT et commercial. La morale de l’histoire : le marketing étend son emprise avec inbound sales à l’activité commerciale, repose sur le pétrole des datas et un outillage IT fort, tout en conservant sa raison d’être : tout vers le client !

Des compétences à développer

Pour exister dans ce contexte, il faut au marketeur combiner quelques ingrédients essentiels : curiosité, capacité à innover et à anticiper les tendances, audace, ouverture sur l’extérieur, passion, agilité, recherche constante de performance. L’une des recettes de la longévité sur la fonction réside dans la capacité à écouter, à rester en veille sur les nouveautés, à appréhender les mutations, à apprivoiser les outils, à pratiquer soi-même. Il faut pouvoir comprendre les évolutions pour anticiper les changements.

Le plus important ? Privilégier l’aptitude sur l’attitude. Plus que de nouvelles compétences (designers, data scientists, spécialistes en technologie, marTech,…), les directions marketing doivent recruter et fidéliser des talents capables de s’adapter continuellement dans un monde où l’hyper-adoption technologique (réalité virtuelle, bots, Internet des objets…) va s’accélérer encore.

Les compétences ne se possèdent plus, elles s’inventent et se construisent à travers la pratique et l’expérience de chacun.

Le bon marketeur n’excelle pas ses missions, il n’est pas le plus compétent, mais il sait évoluer dans un environnement inconnu, imprévisible et constamment en mouvement. Il n’a pas besoin d’avoir des missions et des compétences définies, au contraire il sait être multi-casquettes et réinventer son métier dont les contours n’existeront plus. Il sait également ne pas se mettre de limite dans sa façon d’appréhender les choses.

Le marketeur doit être capable d’adaptation, de transversalité, et d’avancer sans barrière, aucune. C’est une population hybride, agile.  C’est en fait une population capable d’entreprendre dans l’entreprise.

Place aux intrapreneurs !

Coup de coeur Digital-émois

Désobéir, c’est réfléchir : n’est-ce pas les marketers ?

 

Emmanuel DIAZ, militant de l’insurrection en entreprise

Un matin, tu tombes sur une vidéo et c’est la révélation.

Réfléchir, c’est désobéir : c’est donc cela ….

A une époque ou le marché était prévisible, le travail  en entreprise l’était également. Les collaborateurs savaient ce qu’ils avaient à faire, on maitrisait le livrable et sa dead line. Dans ce contexte là, les entreprises ont développé des processus, des méthodes orientées sur la performance, la cadence et la qualité. Le role du collaborateur est alors de délivrer vite avec peu de réflexion.

Oui, mais ça c’était avant.

Dans un monde devenu imprévisible, où il faut sans cesse inventer, où il faut challenger les statu quo, où le marketing doit se projeter pour imaginer les nouvelles pratiques des consommateurs, les nouvelles habitudes de consommation …. suivre les processus n’a plus beaucoup d’intérêt. Il faut laisser les collaborateurs à potentiel secouer l’organisation.

Globalement dans les entreprises le potentiel d’insurrection est très mal utilisé. L’organisation l’étouffe et ne le laisse pas s’exprimer. Pourtant a priori c’est pour cette capacité d’insurrection, que les profils à potentiel sont recrutés : réfléchir, c’est déjà désobéir.

Pour qu’un marketing soit inventif, créatif, en phase avec l’évolution permanente de son marché et répondre aux nouveaux comportements de ses consommateurs : il doit désobéir !

Une fois le cadre global donné, la vision posée et partagée, il faut pour ce qui relève de la stratégie, de la tactique et des opérations, laisser les collaborateurs prendre des initiatives et sortir des process. Si l’entreprise n’est pas prête à cette part de défiance, il est préférable pour elle de s’entourer de personnes dépourvues de capacité de réflexion ! ‘Recruter des imbéciles coute beaucoup moins cher, encore que certaines entreprises sont entourées d’imbéciles qui coutent chers !’ Emmanuel DIAZ

Il faut cesser l’infantilisation des équipes, il faut recruter des collaborateurs pour ce qu’ils sont capables de casser dans l’entreprise,  pour leur capacité à déranger et ensuite les juger sur les résultats et sur leur capacité à fédérer !