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mars 2016

Mon kit de survie

Personal branding : le produit c’est moi

digital-emois.fr

BASSE DEF154

Passer du marketing traditionnel au digital market impose de pénétrer le coeur de la machine : le social media. Le DM (Digital Marketeur) doit assurer son personal branding afin de démontrer sa connaissance des leviers.

Pour  vous faire connaître, mettre en lumière vos projets, vos domaines de compétences, il est indispensable d’être connu et reconnu dans la communauté où vous évoluez.

Quels sont les plus de votre produit ? Quelle est votre e-réputation? Quelle image souhaitez-vous donner de vous ? N’oubliez-pas : le produit, c’est vous.

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Data et Techno Marketing

Mort numérique ou vie virtuelle éternelle … Faites votre choix.

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Le jour du grand départ, que deviennent toutes nos données personnelles, nos profils sur les réseaux sociaux et leurs contenus  ?  A qui revient, les centaines d’emails, de photos et de traces diverses que nous laissons en ligne ? Quel est le sort de notre succession digitale ?  Nos comptes se ferment-ils automatiquement ? Les proches peuvent-ils en demander la fermeture ? A défaut, sommes-nous condamnés à une vie virtuelle éternelle ?

Comment organiser et anticiper sa mort numérique ? Le sujet n’attire pas spontanément, c’est vrai. Pourtant, il mérite que l’on s’y attarde un peu pour faire ses choix en internaute éclairé. Si notre mort numérique n’est pas anticipée, il reviendra alors aux vivants de décider pour nous.

 

Comprendre pour faire le bon choix

Avec le développement des réseaux sociaux nous partageons de plus en plus d’information et une partie de « l’héritage familial affectif » est passé de la boite à photos souvenirs à un fichier stocké sur le cloud ou sur des comptes en lignes. Après un décès, les comptes des réseaux sociaux et les comptes emails peuvent rester actifs durant des années. Les profils que nous entretenons avec soin au cours de notre vie se trouvent désertés à notre mort, figés. Toutes ces traces que nous laissons à notre départ ne sont plus seulement d’ordre physique et émotionnel : sur le web, rien ne disparaît, et tous nos choix, toutes nos actions, toutes nos paroles nous survivent. Il est possible de choisir dès à présent ce qu’il adviendra de ces traces et de nos différents comptes. Tour d’horizon des solutions pour contrôler sa mort numérique :

Le testament IT

La solution la plus complète et la plus fiable est la rédaction d’un testament IT. Même s’il est encore peu courant, il est désormais conseillé par certains juristes.

Il s’agit de prévoir sa mort numérique en mentionnant le devenir de ses biens digitaux, en listant tous ses comptes digitaux ainsi que les mots de passe et en précisant si ces données mises en lignes doivent être effacées en cas de décès ou transmises à une ou plusieurs personnes désignées.

 

Cette démarche est similaire à celle qui permet d’exprimer de son vivant sa position sur le don d’organes ou l’incinération. A défaut, si rien n’a été communiqué quant à ces dernières volontés, ce sont les proches, pas forcément au fait des enjeux liés à cette identité numérique, qui en auront la responsabilité et devront entamer les démarches d’accès aux comptes.

Des entreprises comme Paradis Blanc,  alloleciel en France proposent de gérer la mort numérique au travers d’un «enterrement digital». Les mots de passe sont transmis au préalable à la société afin qu’elle puisse effacer toutes les traces du défunt présentes sur internet. L’avantage : tout est réglé par avance. Mais pour s’engager dans cette démarche, il faut faire le pari de la pérennité de ces entreprises !

Le gestionnaire de compte inactif de Google

Autre solution pour les « Google users » : le « gestionnaire de compte inactif ». Cette fonctionnalité prévoit qu’après une période de non-connexion aux comptes Google (Gmail, Drive, Agenda, YouTube,etc.), allant de trois à 18 mois (durée à déterminer en amont), le contenu du compte sur les différents services de Google est totalement détruit ou autre option, est rendu accessible à un ou plusieurs proches identifié(s) en amont.

Selon la période fixée, après la période de non-connexion, un e-mail sur l’adresse secondaire, puis un SMS sont envoyés (un numéro de téléphone portable doit obligatoirement être saisi) afin d’alerter de la très proche activation du système.

Pour activer cette option et anticiper sa mort numérique, il faut simplement sélectionner le bouton configurer, sur la page  et se laisser guider ! Il est alors possible de choisir :

  • le délai d’expiration,
  • d’alerter des proches lorsque le compte sera inactif (jusqu’à 10 membres de la famille proche ou amis,
  • de partager des données de certains services avec des proches, par exemple « Google Photos ».  Seules les données sont transmises, en aucun cas le mot de passe de connexion,
  • la suppression du compte à l’issue de la période d’inactivité choisie. Vidéos YouTube, posts Google +, e-mails Gmail… alors tout disparaîtra.

Facebook, le futur cimetière digital, on en parle ?

1 Profil sur 100 appartient à un mort ! (Etude Entrustet)

Le principe de base : sans instruction particulière, sur Facebook : aucune mort numérique, un compte reste en ligne. Vous ne vous voyez pas dans le rôle de  fantôme Facebook ? Pas de panique, refuser la vie virtuelle éternelle est possible mais vous aurez besoin de l’intervention de l’un de vos proches.

Pour choisir de faire supprimer définitivement son compte en cas de décès, il faut se rendre sur le site dans « Paramètres » (en cliquant en haut à droite sur le triangle), puis dans « Sécurité » dans le menu de gauche, cliquer sur « Contact légataire » puis cocher la case « suppression de compte ». Une fois que l’un des proches aura fait connaître à Facebook le décès : le profil est supprimé.

Plutôt que demander la suppression définitive du compte, il est possible de le transformer en mémorial, et de renseigner  qui en sera le légataire dans les paramètres. Cette personne sera administrateur du compte, il pourra changer la photo de profil et poster des messages, comme les détails des funérailles. En revanche, le profil ne sera plus proposé en ‘ami’ et il ne remontera plus dans les algorithmes d’animation ( date anniversaire par exemple).

A défaut d’instruction particulière, en cas de décès le compte reste en ligne tel quel. La famille peut alors en fournissant un certificat de décès  :

  • demander la suppression en passant par le formulaire « demande spéciale pour le compte d’une personne décédée ». Elle devra alors pouvoir fournir à Facebook un certificat de décès.
  • décider de transformer le profil en compte de commémoration. Le membre est alors retiré des groupes auxquels il appartenait et seuls ses amis peuvent voir son profil et continuer à l’alimenter.

A noter, que le compte sur le réseau social en ligne reste ainsi figé pour l’éternité : ‘Les comptes de commémoration ne peuvent en aucun cas être modifiés. […] Tout le monde peut envoyer des messages privés à la personne décédée. […] Les contenus qui ont été partagés par la personne décédée restent sur Facebook et sont toujours visibles par les personnes avec qui ils ont été partagés.’

Instagram : une pratique différente

Les comptes inactifs sont des fantômes des réseaux sociaux

Fantôme des réseaux sociaux

Si Instagram appartient à Facebook, les options pour gérer son compte post-mortem ne sont pas communes entre les deux réseaux.

Sur Instagram, il n’est pas possible d’anticiper sur le devenir de son compte. Le profil sur le réseau social destiné au partage de photos pourra être transformé en compte de commémoration ou supprimé après le décès seulement, si les proches en font la demande.

Pour cela, ils devront remplir un formulaire et auront besoin de connaître le nom complet, l’adresse e-mail, le nom d’utilisateur du compte Instagram, le lien vers son compte Instagram, la date et une preuve du décès.

Pour demander le retrait du compte du défunt, les formalités sont plus lourdes et ne peuvent être entamer que par un proche parent. Une preuve de ce lien de parenté sera exigé ainsi que des pièces complémentaires : acte de naissance de la personne décédée, acte de décès, certificat légal prouvant qu’elle est représentante légitime du défunt ou de ses biens).

Twitter et Linkedin 

Sur Twitter et Linkedin, comme pour Instagram,  il n’est pas possible de décider à l’avance de l’avenir de son compte, ni de choisir une date d’expiration au bout d’un certain temps d’inactivité.

Ces deux réseaux sociaux permettent uniquement à un membre de la famille de demander la suppression du compte après le décès.  Là encore, les démarches ne sont pas si simples.

  • Pour Twitter :  un formulaire est prévu pour demander le retrait du compte. Un membre de la famille devra le remplir  et cocher “je souhaite demander la désactivation du compte d’un utilisateur décédé”. Après avoir décliné son identité, il devra renseigner le nom d’utilisateur ainsi que le nom complet du défunt et indiquer la nature de sa relation avec lui. Voilà pour la première étape ! Une fois cette demande envoyée, Twitter adresse une demande de complément d’information au demandeur : copie de la carte d’identité du titulaire du compte, copie du certificat de décès, transmission d’un certificat de naissance, du permis de conduire, d’une déclaration signée et de la notice nécrologique d’un journal … Ouf, c’est fini !
  • Pour Linkedin : un proche peut demander la suppression du profil en répondant à quelques questions sur  un formulaire (en anglais). Cette personne devra indiquer le nom, l’URL du profil Linkedin, la nature de sa relation, l’adresse e-mail, la date de décès et procéder à une «signature électronique ».

 

Et les biens immatériels ?

Si la gestion de la mort numérique reste à inventer, la question la plus épineuse concerne la transmission des biens immatériels. Bibliothèque eBook, vidéothèque, musique digitale, jeux, achats en lignes … pour l’instant, le plupart des entreprises considèrent qu’elles n’accordent qu’une licence non transférable à un utilisateur. Quand il meurt, la licence meurt avec lui. Le traitement des biens digitaux achetés, comme les morceaux de musique acquis sur Gestion de sa mort numérique : résumé des possibilitésiTunes ou les eBooks proposés par Amazon, n’est pas plus aisé. D’un point de vue juridique, il est possible d’hériter de collections de musique, mais cela dépend en fait des conditions d’utilisation. Hors dans certains cas, la possibilité d’hériter est exclue de manière explicite : par exemple si le défunt a acquis la musique sous forme de licence ou location.

Au niveau légal plusieurs point restent en suspend concernant la mort numérique : qui détient les droits d’un compte ou d’une adresse email ? Font-ils partie du patrimoine du défunt ? Une personne peut elle léguer cette héritage virtuel ? Les accès aux comptes sont ils privés ou appartiennent ils à la plateforme ?  Pour l’heure, un grand flou juridique règne.

 

Anticiper,  un geste d’amour vers ceux qui restent

Vous l’aurez compris vos traces, inscrites sur Internet, ne disparaîtront peut-être jamais si vous n’avez exprimé aucun souhait en ce sens. C’est ce qu’il restera de vous le plus longtemps après votre disparition. Compter sur ses proches pour organiser le moment venu sa mort numérique n’est pas la bonne alternative. Car en plus des démarches compliquées, il est systématiquement obligatoire de justifier d’un lien de parenté avec le défunt. Hors de très nombreux utilisateurs ne s’inscrivent pas sous leur vrai nom sur les réseaux sociaux ou ont ouverts plusieurs comptes ! Ce qui rend alors cette solution totalement inadaptée.

En réalité, proposer à l’utilisateur d’organiser sa mort numérique afin de choisir ce qu’il adviendra de son compte en cas de décès devrait être rendu obligatoire, et ce dès l’inscription à la plateforme. L’intérêt grandissant au sujet de la protection des données personnelles, le besoin de plus en plus fort de maîtriser leurs diverses traces numériques, vie en ligne, privée comme publique, devraient imposer rapidement des process de gestion de la vie digitale post mortem.

 

Quand la mort numérique donne vie à un beau roman :

Alain Campiotti, reporter de profession et veuf de la journaliste Myriam Meuwly,  a découvert une semaine après la mort de sa femme, en se connectant à ses comptes numériques, sa passion dévorante pour un autre homme ! Il a choisit de publier les textes d’amour que sa femme n’avait pas pris soin de bloquer en cas de malheur. «La messagerie qu’il ouvre sur son ordinateur lui livre des dizaines de lettres, autres poignards qui le transpercent. Il découvre «Une Passion», le texte secret, qui le brûle à longues flammes. (…) Pourquoi a-t-elle laissé tous ces textes sous ses yeux? Pour qu’il les lise après sa mort.»(extrait de «Fontaine blanche», Editions de l’Aire, 2013).

Qu’aurait pensée la défunte de cette publication ? Aurait elle préférée organiser et anticiper sa mort numérique ?